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Du camp de concentration, à Jésus-Christ

 
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La Bible Parole de DIEU
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MessagePosté le: Lun 26 Sep - 09:33 (2011)    Sujet du message: Du camp de concentration, à Jésus-Christ Répondre en citant

Du camp de concentration, à Jésus-Christ
 
Après la 2éme guerre mondiale, j'ai grandi en Pologne.
Ma mère m'aimait et faisait tout pour me procurer un toit et de la nourriture. La ville de Torun (Thorn) dans laquelle nous vivions avait été bombardée; la plupart des bâtiments étaient en ruine. Ainsi nous avons vécu quelque temps dans les égouts, comme beaucoup d'autres à cette époque. Là-bas au moins il faisait chaud et on était en sécurité. Nous mangions tout ce que nous pouvions trouver, chats, souris, insectes, tout ce qui était comestible.Séparation.
 Mon premier souvenir se situe à l'époque où des hommes m'ont séparé violemment de ma mère.
 J'ai crié, donné des coups de pied, et ils ont répondu avec leurs poings. J'ai été amené dans un orphelinat, où 30 à 40 enfants vivaient dans une seule pièce. Après tout ce que les Allemands avaient fait pendant la guerre, les Russes et les Polonais laissaient déferler toute leur colère sur ces enfants.
 Il n'y avait pas de lits, il n'y avait qu'un seau pour les toilettes et un autre seau, dans lequel étaient jetés des restes de repas qui devaient être notre nourriture. Pendant la journée nous allions travailler dans les mines de charbon, et la nuit les soldats et les employés russes de l'orphelinat abusaient de nous.
 Dans l'orphelinat il y avait une fille dont je me souviendrai toujours. Elle portait une étoile jaune sur sa tunique. C'est elle qui me consolait, lorsqu'on avait abusé de moi. Elle me tenait dans ses bras et disait: «c'est bien; Dieu t'aime».
 Une nuit des soldats russes m'ont traîné à la gare, j'ai entendu des coups de feu et j'ai vu partout des cadavres d'enfants. L'un après l'autre, on leur posait le pistolet contre la tempe et on appuyait sur la gâchette.
 J'ai vu mon amie, la fille avec l'étoile, tuée et jetée sur un amoncellement de corps.
 Lorsque ce fut mon tour, ma mère s'est mise à crier contre l'officier russe et elle a ouvert son corsage. L'officier vociféra un ordre, je fus poussé de côté et j'eus le droit de rentrer avec elle. Le Russe nous a suivis à la maison, ma mère avait vendu son corps pour me sauver la vie. A six ans, le jour de Noël, j'ai fait une tentative de suicide, mais Dieu m'a préservé.
 Ma mère était artiste de cirque, elle avait quelques amis parmi les gitans qui m'ont promis de m'emmener dans leurs voyages, lorsque j'aurais 14 ans. Je me languissais de ce moment où je pourrais enfin vivre libre!
 Le jour de mon 14éme anniversaire, j'étais submergé de joie. Ma mère est venue vers moi, les yeux remplis de larmes, avec un morceau de papier dans la main. Elle m'a raconté qu'elle n'était pas ma vraie mère et que ma mère biologique, qui vivait en Allemagne de l'Ouest, avait fait des recherches, et voulait que je vienne chez elle.
 Je me suis senti trahi, j'ai quitté la fête d'anniversaire dans une colère terrible, et je me suis caché pendant plusieurs jours dans un vieux bunker de l'autre côté du fleuve.
 Après 16 mois d'interrogatoire et de coups de la part du KGB, j'ai franchi le poste de contrôle Charlie à Berlin, pour rejoindre ma mère. Elle parlait allemand et anglais et moi polonais et russe. Je la détestais. Elle a dû comprendre ce que je ressentais, car elle m'a montré son dos marqué de cicatrices, ses seins mutilés, et son avant-bras tatoué avec un numéro. J'ai compris les douleurs qu'elle avait dû endurer, mais j'ignorais qui lui avait fait cela et pourquoi. J'ai pleuré et me suis jeté dans ses bras.En route vers l'Amérique.
 Elle avait épousé un noir américain, qui était basé en Allemagne de l'Ouest et ils avaient deux petites filles que j'aimais beaucoup. En 1959 nous sommes allés en Géorgie (USA).
 A l'école j'étais l'objet de discrimina¬tions, mon beau-père abusait de mes 2 petites soeurs, je me sentais incapa¬ble de les aider et je me réfugiais dans ma chambre en pleurant jusqu'à ce que je m'endorme.
 Une nuit, n'y tenant plus, je me suis mis à le taper avec mes poings, il m'a frappé avec une chaîne en fer et m'a blessé très gravement. J'ai réussi à échapper aux coups en sautant par la fenêtre et en m'enfuyant.
 Dans les 40 années qui ont suivi, j'ai souvent essayé de retrouver ma mère et mes soeurs, je suis même entré dans l'armée américaine pour cela, mais sans résultat.
 J'ai alors appris à refouler le passé, à mentir pour évacuer la douleur, et lorsqu'on me demandait d'où venait mon accent et où j'étais né, je répon¬dais au Groenland.Enfin au but.
 En 1988, nous habitions alors à Miami en Floride, nous sommes allés, avec Valérie mon épouse, à un week-end de réflexion dans un groupe charis¬matique.
 Alors que je priais, je me suis retrouvé en esprit dans un jardin de roses. J'ai vu le visage de Jésus devant moi, j'ai plongé mes yeux dans son regard et je fus transporté au temps de mon enfance. Je voyais les coups reçus lors de mes débuts aux Etats-¬Unis, le rejet en Allemagne, l'orpheli¬nat en Pologne, la vie dans les égouts, les exécutions massives d'adultes et d'enfants, ma mère adoptive qui me prenait des bras de ma mère. Ensuite, je me suis revu bébé, allongé sur une table au milieu de médecins qui n'en finissaient pas de m'ausculter puis dans le ventre de ma mère - je sais, cela paraît étrange - mais je pouvais sen¬tir la douleur de ma mère, lorsqu'elle était battue, violée, et en même temps je pouvais sentir comment mon petit corps essayait de se cacher. Enfin j'ai ressenti la paix et la joie des premiers mois de grossesse.
 Dans ce jardin des roses, Jésus me disait qu'il m'aimait et qu'il avait été près de moi tout au long de ma vie. J'étais enfin arrivé au but. Pendant que je lui remettais progressivement tous les recoins de ma vie, je priais pour ma mère et mes sœurs que je n'avais pas vues depuis si longtemps. J'ai dit: «Seigneur, Tu sais où elles sont. S'il te plaît, protège-les. Et si Tu veux que je les retrouve, alors Tu m'y aideras».
 Quelques mois plus tard, j'ai reçu un appel téléphonique étrange: «Es¬-tu Pierre? Je suis ta sœur Barbara. Es¬-tu chrétien?» J'ai enfin pu retrouver mes 2 sœurs qui allaient bien, et qui m'ont parlé de ma mère décédée en mars de la même année. Elles m'ont raconté qu'elle avait été déportée dans un camp de concentration pendant la 2éme guerre mondiale, car elle était une demi juive. Je n'arrivais pas à le croire. J'ai fait des recherches avec l'aide de la Croix-Rouge, tout a été confirmé, la date de la déportation et le numéro que j'avais vu sur son bras. Elle était enceinte du 2éme mois quand elle a été arrêtée. J'étais choqué de découvrir que j'étais né dans un camp de con¬centration.Une nouvelle mission.
 Il me semblait comprendre que Dieu me demandait de retourner en Polo¬gne, pour me mettre au clair avec mon passé. Un homme me donna une parole qui me confirmait cette impres¬sion et de plus, il a payé nos tickets d'avion pour la Pologne. En visitant le camp de concentration de Struthof, et en voyant les chambres à gaz, j'ai pu ressentir la douleur de ces milliers de gens.
 Dans les baraques, j'ai vu les pho¬tos des officiers qui avaient surveillé ce camp et j'ai entendu très distincte¬ment la voix de Dieu: «Pierre! Pierre! Pierre! Il faut que tu fasses quelque chose pour moi: mets-toi à genoux devant chacune de ces photos et par¬donne-leur» J'ai dit que je ne pouvais pas faire cela, et il a répondu: «Si toi tu leur pardonnes, moi aussi je te par¬donnerai et je te guérirai.»
 Lorsque, enfin, je me suis mis à genoux devant chacune des photos et que j'ai pardonné à chacun d'entre eux, j'ai ressenti intérieurement une joie et une liberté, comme jamais auparavant. J'ai réalisé que tout ce que j'avais subi jusque-là avait un sens. Aujourd'hui, je peux parler avec amour avec des Russes, des Polonais, des Allemands, des Noirs et d'autres qui m'ont blessé. Dieu m'a conduit dans un ministère de réconciliation, je vois beaucoup de personnes gué¬ries par le pardon. Tiré de la revue Voix 2/2005 ( Témoignage de Peter Loth )


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MessagePosté le: Lun 26 Sep - 09:33 (2011)    Sujet du message: Publicité

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