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Dietrich Bonhoeffer, la foi contre le nazisme

 
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MessagePosté le: Lun 18 Mai - 19:09 (2009)    Sujet du message: Dietrich Bonhoeffer, la foi contre le nazisme Répondre en citant

Dietrich Bonhoeffer, la foi contre le nazisme
Le 4 février 1906, Dietrich Bonhoeffer naissait à Breslau. Son père était psychiatre. Il était le sixième d’une famille de huit enfants.
Son enfance a été heureuse. Très doué, il passe son baccalauréat à 16 ans, puis part étudier la théologie à Tübingen, puis à Berlin. Son but est de devenir pasteur luthérien. Sa famille n’est pas très heureuse de son choix mais le respecte.
Très jeune, Bonhoffer écrit de brillantes thèses universitaires, et devient enseignant.
Ce qui l’intéresse, parallèlement à son enseignement, c’est le mouvement oecuménique. Au contact des églises étrangères, son esprit s’ouvre, des Etats-Unis à l’Espagne, il rencontre des gens de toutes les couches sociales. Il s’engage auprès d’enfants défavorisés dans une banlieue de Berlin. En 1933, il a 25 ans. Il est ordonné pasteur.
Il aurait pu avoir une vie tranquille comme pasteur et professeur d’université. Sa cohérence intérieure l’en a empêché car il n’était pas un homme à se taire. Pour lui, être chrétien, c’est agir, c’est lutter contre l’injustice, contre l’inhumanité et contre la haine. Pour lui, un croyant doit résister à toute forme de totalitarisme, il ne peut pas être un spectateur de ce qui se passe dans la société. Il doit devenir un acteur.
Dietrich Bonhoeffer fut l’un des fondateurs de l’Eglise confessante, cette partie de l’église allemande qui s’opposait soit à alliance avec le nazisme, soit à une neutralité à son égard. En 1939, il part pour les Etats-Unis pour donner une série de conférences. Il aurait pu rester là-bas et aurait eu la vie sauve, mais il réalise que c’est en Allemagne qu’on a besoin de lui et il rentre, pour «entrer en résistance», alors que la guerre commence.
Durant quatre ans, il parle et écrit avec autorité contre le nazisme, il aide les groupes de résistance, tout en approfondissant sa foi et sa théologie. Entre autres, il crée et anime un séminaire dans la semi-clandestinité, en complète opposition avec les dirigeants de l’Eglise luthérienne d’Allemagne de l’époque, qui soutenait en grande partie le régime hitlérien, Bonhoeffer ne voulait pas seulement prêcher l’Evangile, il voulait le vivre, même au péril de sa vie, en s’opposant à Hitler et en aidant les juifs dans leur fuite.
Il écrivait: «L’Eglise n’est réellement Eglise que quand elle existe pour ceux qui n’en font pas partie» et, plus loin, «le devoir inconditionnel de l’Eglise est de s’occuper des victimes de tous les systèmes sociaux, même s’ils n’appartiennent pas à la communauté des chrétiens
Le 5 avril 1943, Bonhoeffer est interné à la prison de Berlin-Tegel ou il passera 18 mois. Il y est relativement bien traité car on manque de preuves contre lui. Il peut lire, prier, étudier et écrire à son entourage. Mais suite à l’attentat contre Hitler le 20 juillet 1944, Bonhoeffer est mis au secret puis emprisonné au camp de concentration de Buchenwald. puis de Flossenbürg. Le 9 avril 1945, il est condamné à mort et pendu avec d’autres membres de la résistance à l’âge de trente-neuf ans, peu avant l’armistice.
Bonhoeffer a certainement dû souffrir beaucoup, lui qui s’était fiancé trois mois, avant son arrestation. Il vit une première période d’engourdissement, comme il le dit lui-même, puis il se reprend à espérer et il devient très créatif et s’exprime avec une audace nouvelle. Mais, en automne 1944, lorsqu’il est transféré en camp de concentration, il laisse un dernier message à l’intention d’un ami: «Dites-lui que pour moi c’est la fin, mais aussi le conmencement. Avec lui, je crois au principe de la fraternité chrétienne universelle qui est au-dessus de toutes les haines nationales et que notre vktoire est certaine!»
Sa vie, ses écrits, ont eu un grand impact dans de nombreux pays!
Le message de Bonhoeffer, c’est tout d’abord un message de grandeur de l’être humain. Il nous rappelle que certains hommes et certaines femmes sont prêts à payer de leur vie leurs convictions, qu’ils sont prêts à mourir, non pas dans un attentat suicide pour en faire mourir d’autres, mais au contraire pour sauver des vies.
C’est bienfaisant de’ penser à cela alors que les tueurs font la une des journaux! Il nous rappelle aussi la force que peut apporter à un être humain une échelle de valeur claire qui l’amène à être cohérent. à s’insurger contre le totalitarisme qui ronge la société. Jamais il ne s’est tu. Les compromis, ce n’était pas pour lui! Etre chrétien dans la théologie qui était la sienne, c’était être responsable! Pour lui, la foi n’avait de sens que lorsqu’elle invitait l’être humain à des actions responsables et libres.
Que l’on soit croyant ou non, le simple fait d’être un être humain nous sollicite quotidiennement à prendre position: à oser s’affirmer, à oser parler, à oser agir. Comme l’écrivait Pretruska Clarkson, une auteure britannique: «Il n'y a pas de témoin innocent!» Ce qui se passe autour de nous, cela nous concerne.
Un autre résistant, le pateur Mafflu Niemöller a écrit cette phrase télèbre: «D’abord ils sont venus pour les juifs et je n’ai rien dit je n’étais pas juif. Puis ils sont venus pour les communistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste. Puis. ils sont venus pour les syndicalistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas membre d’un syndicat. Puis ils sont venus pour moi... et il ne restait plus personne pour parler en mon nom
Dietrich Bonhoeffer, Henri Mottu, Ed. du Cerf, 2002
Le prix de la grâce, Dietrich Bonhoeffer, Ed. du Cerf, Genève, Labor et fides, 1985  Source: Rosette Poletti, Le Matin Dimanche - dimanche 10 août 2008


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MessagePosté le: Lun 18 Mai - 19:09 (2009)    Sujet du message: Publicité

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