Israël pour le Messie Jésus-Yeshoua Index du Forum
Israël pour le Messie Jésus-Yeshoua Index du ForumFAQRechercherS’enregistrerConnexion

de1882 à 1948 à nos jours

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Israël pour le Messie Jésus-Yeshoua Index du Forum -> Israël pour Yeshoua-Jésus-Israël jésus yeshoua-יְשׁוּע -> Connaître Israël
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
La Bible Parole de DIEU
La Bible Parole de DIEU

Hors ligne

Inscrit le: 19 Avr 2009
Messages: 378
Appartenance religieuse / Dénomination: Evangélique

MessagePosté le: Jeu 14 Mai - 09:22 (2009)    Sujet du message: de1882 à 1948 à nos jours Répondre en citant


IMMIGRATION DE   1882 à 1948         
L'Alyah de 1882 à 1948         
Le rassemblement des exilés dans leur patrie ancestrale est la raison d'être de l'Etat d'Israël. L'aliya (littéralement ascension) est le mot hébreu désignant l'immigration dans le Pays d'Israël. Le mot ascension revêt dans ce contexte une signification aussi bien spirituelle que physique; tous les juifs sont élevés dans la croyance que cette ascension fait partie intégrante du judaïsme. C'est l'ultime forme d'identification avec le peuple juif dont la vie et le destin sont indissolublement liés à la Terre d'Israël. Depuis le début des vagues d'aliya à la fin du XIXe siècle, plusieurs centaines de milliers d'immigrants sont arrivés dans le pays. Le bagage, les traditions et l'expérience apportés par chaque vague ont été d'une valeur inestimable pour l'évolution de l'économie moderne et de la société démocratique et pluraliste d'Israël. Les juifs et le Pays d'Israël Après leur expulsion et la chute de Jérusalem aux mains des Romains en l'an 70 de l'ère chrétienne, la majorité des juifs furent dispersés dans le monde entier. L'idée nationale juive ne fut cependant jamais abandonnée, pas plus que la nostalgie du retour dans la patrie. Au cours des siècles, les juifs, en plus ou moins grands nombres, ont maintenu une présence dans le pays; un contact ininterrompu avec les juifs de l'étranger enrichissait la vie culturelle, spirituelle et intellectuelle des deux communautés. Le Sionisme, le mouvement politique du retour du peuple juif dans sa patrie, fondé à la fin du XIXe siècle, tire son nom du mot "Sion", synonyme traditionnel de Jérusalem et du pays d'Israël. En réponse à l'oppression et à la persecution incessantes qu'ils subissaient en Europe orientale et par suite de la désillusion qui suivit l'émancipation en Europe occidentale, les juifs, inspirés par l'idéologie sioniste, immigrèrent en Palestine vers la fin de dix-neuvième siècle. Ce fut la première des vagues d'aliya de l'époque contemporaine qui allaient transformer l'aspect du pays. L'aliyah le rassemblement des exilés est l'aspiration fondamentale du sionisme et de l'Etat d'Israël. La Loi du Retour (1950) qui confère à tout juif le droit d'immigrer en Israël et d'y devenir citoyen, a été votée pour donner un contenu concret à cette cause. Depuis l'indépendance de l'Etat, plus de deux millions et demi d'immigrants sont arrivés dans le pays ; leurs compétences et leurs talents ont constitué un apport incommensurable à la vie économique, scientifique, universitaire et culturelle du pays.
     



La première aliya : 1882-1903

La première aliya suivit les pogroms de Russie de 1881-1882, la plupart des olim (immigrants) arrivant d'Europe de l'Est; un petit nombre vint aussi du Yémen. Les membres du Hibbat Zion et du Bilou, eux mouvements sionistes précurseurs qui furent les piliers de la première aliya, avaient pour objectif "la résurrection politique, nationale et spirituelle du peuple juif en Palestine". Idéalistes sans expérience, la plupart d'entre eux choisirent le mode de vie rural et fondèrent des moshavot - des villages agricoles fondés sur le principe de la propriété privée. Les trois premiers villages de ce type furent Rishon Lezion, Rosh Pina et Zikhron Yaakov. Les immigrants de la première aliya rencontrèrent de nombreuses difficultés, notamment le climat peu clément, des épidémies, la fiscalité turque paralysante et l'opposition des Arabes. Ils réclamèrent de l'aide et ne reçurent qu'une maigre assistance de la part du Hibbat Zion, mais il obtinrent une autre aide, plus substantielle, du baron Edmond de Rothschild. Ce dernier accorda aux moshavot son patronage et fournit une aide économique aux habitants, évitant ainsi l'effondrement du projet de peuplement. Les olim yéménites, dont la plupart s'étaient installés à Jérusalem, furent les premiers à être employés dans le bâtiment et ultérieurement dans les plantations d'agrumes des moshavot. Au total, 35 000 juifs approximativement se rendirent en Palestine pendant la première aliya. Près de la moitié quittèrent le pays quelques années après leur arrivée, 15 000 environ créèrent de nouvelles localités rurales et les autres s'installèrent dans les villes.










La deuxième aliya : 1904-1914  
La deuxième aliya, survenue à la suite des pogroms de la Russie tsariste et de l'explosion d'antisémitisme concomitante, exerça une profonde influence sur le caractère et l'évolution du peuplement juif moderne en Palestine. La plupart de ses membres étaient des jeunes gens animés par les idéaux socialistes. Bien des modèles et éléments de l'oeuvre de peuplement rural datent de cette époque, par exemple, les "exploitations agricoles nationales" où les immigrants recevaient une formation; Degania (1909); le premier kibboutz (1909); et Hashomer, la première organisation juive d'auto-défense en Palestine. Le quartier Ahouzat Bayit réé à l'origine comme une banlieue de Jaffa, devint rapidement Tel Aviv, la première ville moderne entièrement juive. L'hébreu redevint une langue parlée et la littérature et la presse hébraïques virent le jour. Des partis politiques furent créés et des organisations de travailleurs agricoles commencèrent à se constituer. Ces pionniers posèrent les bases du yishuv (la communauté juive) destiné à devenir un Etat indépendant. Au total, 40 000 juifs immigrèrent durant cette période, mais les difficultés d'intégration et l'absence d'une base économique stable provoquèrent le départ de près de la moitié d'entre eux.


La troisième aliya : 1919-1923
http://r
      
Cette aliya, dans le prolongement de la précédente (qui avait été interrompue par la Première Guerre mondiale), fut déclenchée par la Révolution d'octobre en Russie, les pogroms perpétrés dans ce pays, en Pologne et en Hongrie, la conquête britannique de la Palestine et la Declaration de Balfour. La plupart des membres de la troisième aliya furent des jeunes haloutsim (pionniers) d'Europe orientale. Malgré les quotas d'immigration imposés par le regime mandataire britanique, le yishouv comptait 90 000 membres à la fin de cette période. Les nouveaux immigrants construisirent des routes et des villes, et entreprirent le drainage des marécages de la vallée de Jézréel et de la plaine de Hefer. La Fédération générale du travail (la Histadrout) fut créée, ainsi que les institutions représentatives du yishouv (l'Assemblée représentative et le Conseil national) et la Hagganah. (l'organisation clandestine de défense juive). Le peuplement rural s'accrut et les premières entreprises industrielles virent le jour.






La quatrième aliya : 1924-1929
La quatrième aliya fut le résultat direct de la crise économique et de la politique anti-juive en Pologne, ainsi que de l'introduction par les Etats-Unis de sévères quotas d'immigration. La plupart des immigrants appartenaient à la classe moyenne et apportèrent des capitaux modestes grâce auxquels ils créèrent des petites entreprises et des ateliers. Tel Aviv se développa. Malgré les déboires économiques que connut le yishouv, dont la crise économique de 1926-1928, la quatrième aliya contribua considérablement au développement des villes, à la poursuite de l'essor industriel et à la reprise du travail juif dans les villages. Au total, la quatrième aliya amena en Palestine 82 000 juifs, dont 23 000 repartirent par la suite.



La cinquième aliya : 1929-1939
Le coup d'envoi de cette vague d'immigration fut donné par l'arrivée au pouvoir des nazis en Allemagne (1933). La persécution et l'aggravation de la situation des juifs provoquèrent un essor de l'aliya en provenance d'Allemagne et une reprise de l'aliya d'Europe orientale. La plupart des immigrants d'Allemagne exerçaient une profession libérale; leur impact allait se faire sentir dans de nombreux domaines. En quatre ans (1933-1936), 174 000 juifs s'installèrent dans le pays. La prospérité des villes s'accrut avec la création de nouvelles entreprises industrielles, la construction du port de Haïfa et l'achèvement des raffineries de pétrole. A travers le pays, des localités "tour et palissade" furent créées. Durant cette période - en 1929 et à nouveau en 1936-39 - se produisirent de violentes attaques arabes contre la population juive qualifiées par les Britanniques de "troubles". Le gouvernement britannique ayant imposé des restrictions à l'immigration, l'immigration illégale et clandestine, dite Aliya Bet, se développa. En 1940, près de 250 000 juifs étaient arrivés durant la cinquième aliya (20 000 d'entre eux repartirent par la suite) et la population du yishouv atteignait 450 000 personnes. A partir de cette date, les vagues d'immigration n'ont plus été systématiquement "numérotées", ce qui ne signifie pas que l'aliya s'est tarie






      L'Aliya des jeunes L'Aliya des jeunes fut fondée à l'origine (1933) pour sauver les jeunes juifs de l'Allemagne nazie. Quelque 5 000 adolescents furent acheminés dans le pays avant la Seconde Guerre mondiale et pris en charge dans des internats de l'Aliya des jeunes; après la guerre, 15 000 autres jeunes, pour la plupart rescapés de la Shoah, prirent leur place. Aujourd'hui, les villages de l'Aliya des jeunes continuent à jouer un rôle décisif dans l'intégration des jeunes nouveaux immigrants tout en offrant une seconde chance à des milliers de jeunes Israéliens des milieux défavorisés.





L'alya pendant et après la Seconde Guerre mondiale : 1939-1948
L'aliya pendant et après la Seconde Guerre mondiale 1939-1948 Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'effort d'aliya porta principalement sur le sauvetage des juifs de l'Europe occupée par les nazis. Quelques olim pénétrèrent dans le pays grâce à des visas délivrés dans le cadre du quota imposé par le "Livre blanc" quota; la majorité furent des immigrants clandestins. Cette immigration, appelée Aliya Bet, arrivait par voie terrestre et maritime, d'Europe et du Moyen Orient, en violation des stipulations du gouvernement mandataire.
La perte de contact avec les pays européens, les hasards des voyages maritimes en temps de guerre et la difficulté d'obtenir des embarcations pour le transport des immigrants clandestins imposèrent de sévères contraintes à l'Aliya Bet. Plusieurs bateaux d'immigrants qui avaient réussi à gagner les côtes de la Palestine furent renvoyés par les autorités britanniques appliquant la législation des quotas. Un grand nombre périt en mer ou dans l'enfer nazi en Europe.
Au cours des années 1944-1948, les juifs d'Europe orientale cherchaient à quitter le continent par tous les moyens. Des émissaires du yishouv, des partisans juifs et les mouvements de jeunesse sionistes coopérèrent dans le cadre de l'organisation Beriha (évasion), qui permit à près de 200 000 juifs de quitter l'Europe. La majorité d'entre eux s'installèrent en Palestine.









L'ALYAde 1948 à nos jours

L'alya en masse (1948-1951)   
Les premières années de l'Etat voient le début de la réalisation de la prophétie millénaire du "rassemblement des exilés". Le droit à l'alya est explicitement déclaré dans la Loi du Retour (5 juillet 1950). Les premiers à arriver après le départ des Anglais et la Déclaration d'Indépendance (14 mai 1948) sont les ex-immigrants "illégaux", détenus par les Anglais à Chypre. Entre mai et août 1948, alors que la guerre d'indépendance fait rage, on assiste à la venue de 33,000 immigrants; après le cessez-le-feu, 70,000 arrivent entre septembre et décembre, pour la plupart des survivants de la Shoa, venus des camps de personnes déplacées d'Allemagne, d'Autriche et d'Italie.  






Quatre mois plus tard, en avril, le nombre des immigrants atteint les 100,000. On compte en tout 203,000 juifs, venus de 42 pays, pendant la première année de l'indépendance. Cette immigration en masse se poursuit jusqu'à la fin de 1951. Pendant cette période, des communautés juives entières sont transplantées en Israël : · plus de 37,000 juifs de Bulgarie (sur une communauté de 45,000 âmes); · 30,500 juifs de Libye (sur une communauté de 35,000 âmes); · 45,000 juifs du Yemen il n'en restera plus qu'un millier sur place); · 121,512 juifs d'Iraq (sur une communauté de 130,000 âmes);    
· les deux tiers des survivants du judaïsme polonais : 103,732 personnes; · un tiers des Juifs de Roumanie : 118,940 personnes. Ces migrations sont organisées sous forme d'opérations, les plus spectaculaires étant l'Opération Tapis Volant, pour les Juifs yéménites, et l'Opération Ezra et Néhémie, qui transporte les Juifs d'Iraq. On compte en tout 684,201 immigrants venus entre le 14 mai 1948 et la fin de 1951; c'est un chiffre supérieur à celui de la population juive entière d'Israël lors de la Déclaration d'indépendance.








L'alya est l'élément moteur du nouvel Etat, mais c'est seulement le début du processus. La seconde étape est celle de la klita, l'intégration : il s'agit de réunir en une seule nation les vétérans et les nouveaux arrivants, venus de cent pays différents. Cet enjeu touche à tous les domaines de la vie du pays, et requiert une participation financière massive de la Diaspora. Plus des deux tiers des 393,197 immigrants arrivés entre mai 1948 et mai 1950, sont installés dans des villes et des villages: 123,669 sont logés dans des maisons abandonnées par les Arabes; 35,700 créent de nouveaux moshavim (voir moshav) et 16,000 dans des kiboutzim (voir kiboutz); 6,000 enfants sont placés sous la tutelle de l'Alya des Jeunes. Un tiers des arrivants (112,015 personnes) demeure dans les camps d'immigrants et les habitations temporaires, mais la place vient à y manquer sous la pression croissante de l'immigration. Il est alors nécessaire de trouver des solutions plus adéquates pour ceux qui ne peuvent pas encore recevoir de demeure permanente. La solution immédiate, conçue en 1950, est celle de la ma'abara, le camp de transit ou le quartier où les nouveaux arrivants peuvent recevoir du travail. La construction d'une grande ma'abara ne prend que quelques semaines, et permet à des milliers d'immigrants de trouver un abri provisoire pendant une courte période. En mai 1952, on a déjà etabli 113 de ces camps, pour loger une population de 250,000 arrivants.    


L'alya entre 1952 et 1967Après ce point culminant, l'alya connaît une régression. Dans les années 1952-1954, le nombre des immigrants n'atteint que 51,463 âmes. Mais l'immigration en masse est renouvellée en 1955. Entre 1955 et fin 1957,on compte un total de 162,308 immigrants, venus principalement du Maroc, de Tunisie et de Pologne. L'immigration en provenance du Maroc est stimulée par la montée du nationalisme et l'accession à l'indépendance de ce pays. Entre 1955 et 1957, plus de 70,000 juifs marocains montent en Israël. Pour les mêmes raisons, plus de 15,000 juifs originaires de Tunisie arrivent à la même période. La situation politique en Pologne conduit elle aussi à un accroissement considérable de l'alya : 34,426 personnes entre 1955 et 1957. A la suite de la révolution hongroise en 1956, des milliers de juifs réussissent à s'échapper de ce pays en passant en Autriche, où l'Agence Juif en fait monter plus de 8,682 en Israël. Après la campagne du Sinaï la même année, 14,562 juifs égyptiens immigrent à leur tour. De 1958 à 1960, l'immigration se ralentit à nouveau, totalisant 72,781 personnes. Le groupe le plus important vient de Roumanie (27,500 personnes). Après cette période de régression, l'alya connaît un nouvel essor dans les années 1961-1964, avec un total de 215,056 immigrants. Plus de 80,000 juifs viennent du Maroc, et sensiblement le même nombre, de Roumanie. Entre 1965 et 1967, on assiste à un nouveau déclin. On compte 503,770 juifs montés en Israël entre 1952 et la guerre des six jours, en juin1967. L'intégration de l'immigration en masse de 1955-1957 est facilitée par l'expansion économique d'Israël, où la croissance industrielle est alors considérable. D'autre part, la méthode des nouvelles localités est généralisée : les immigrants fondent des villages et des villes de développement (voir : villes et régions de développement). Pendant les années 1958-1960, on assiste à un accroissement du nombre des professionels qualifiés parmi les immigrants : médecins, ingénieurs, économistes et enseignants. Pour pouvoir s'occuper de ce type de population, l'Agence Juive crée un réseau de centres d'hébergement dans lesquels on pourra demeurer en famille, dans de petits appartements, pour une période de six mois, tout en étudiant l'hébreu et en cherchant du travail et un logement. Le nombre des oulpanim (écoles pour l'étude de l'hébreu) s'accroît. Dans les années 1961-1964, la liquidation des camps de transit (ma'abarah) s'accélère, et l'on trouve un plus grand nombre de solutions de logement permanent dans le pays. Pendant la période 1965-1967, alors que l'alya ralentit à nouveau, l'Agence Juive consacre de grands efforts à trouver des réponses aux exigences des immigrants occidentaux. Cela conduit à la création de centres d'intégration, où sont rassemblés tous les services (logement, service social, vie culturelle) dont ils ont besoin avant de passer dans leur logement permanent.   
      

L'alya de la guerre des six jours (1967)  
 jusqu'à la guerre de Yom Kipour (1973)     
 
 
       
La guerre des six jours en 1967 a pour conséquence un accroissement considérable de l'alya en provenance des pays occidentaux : U.S.A., Canada, Europe de l'Ouest, Amérique latine et Afrique du Sud. Pendant la seconde moitié de 1967, il y a une montée visible des chiffres de l'alya. En 1968, le total des arrivants est supérieur a 30,000, et en 1969 comme en 1970, il dépasse les 40,000. La guerre des six jours est aussi suivie par l'intensification de la conscience juive et de l'amour pour Israël parmi les Juifs soviétiques. Dans les années précédentes, seul un petit nombre de Juifs avait été autorisé à quitter l' U.S.S.R, et seulement pour rejoindre des membres de leur famille en Israël. En 1969 et 1970, une nouvelle situation se développe : de nombreux juifs soviétiques déclarent publiquement, dans des lettres adressées au gouvernement israélien et à des organisations internationales, qu'ils considèrent Israël comme leur foyer historique. Vers la fin de 1970, la sentence sévère rendue au procès de Léningrad, contre un groupe de Juifs qui avaient tenté de détourner un avion russe dans le but de se rendre en Israël, provoque un soutien accru dans le monde entier pour la cause des Juifs soviétiques. De 1968 à 1973, ils sont environ 100,000 à quitter l'U.R.S.S. pour s'installer en Israël.    
Après la guerre des six jours, le gouvernement polonais lance une campagne antisémite contre le petit nombre de Juifs qui vivent encore dans ce pays, mais les autorise à partir. Cinq mille d'entre eux viennent en Israël. En tout, entre la guerre des six jours et celle de Yom Kipour, 260,000 juifs réalisent leur immigration. L'accroissement rapide de l'immigration d'occident rend nécessaire l'introduction de changements radicaux du système d'intégration. C'est pourquoi, en 1967, une Autorité de l'Immigration et de l'Intégration, conjointe au gouvernement et à l'Agence Juive, est créée. De nouveaux centres d'intégration, hôtels et oulpanim du kiboutz sont fondés dans tout le pays. Le processus d'intégration engage désormais plusieurs organismes gouvernementaux qui s'occupent du logement, de l'emploi et d'autres services. En 1968 il est décidé de créer un ministère de l'Intégration des nouveaux Immigrants. L'Agence Juive continuera à se charger de l'immigration, tandis que ce ministère gèrera l'intégration. L'un des buts de ce nouvel arrangement est d'alléger les procédures bureaucratiques qui avaient fait l'objet de nombreuses critiques, surtout de la part de nouveaux arrivants occidentaux. En 1970, un programme est mis au point, consistant en droits d'exonérations pour les immigrants dans le domaine des douanes, des impôts, du logement, des droits d'inscriptions scolaires et universitaires etc.. La plupart de ces droits sont en exercice pendant trois ans à partir de la date d'immigration. Dans le but d'aider le nombre grandissant de jeunes immigrants étudiants qui veulent poursuivre leurs études dans le pays, souvent après être venus comme volontaires pendant la guerre, une Autorité des Etudiants est fondée. Haut de page


L'alya des Juifs éthiopiens : Opération Moïse (1984), Opération Salomon (1991)   
Le début des années 1980Au début des années 80, de nombreux juifs éthiopiens commencent à quitter leurs villages des régions rurales, et à se mettre en route pour le sud du Soudan, d'où ils espèrent pouvoir passer au Kenya, et de là, en Israël. La seconde étape de leur périple, à partir du Soudan, se fait sur les navires de la Marine israélienne qui les attend sur les bords de la Mer Rouge et les transporte en Israël. A cette époque, la communauté des Juifs éthiopiens en Israël compte environ 7,000 âmes; jusqu'à la fin 1981, on assiste à l'arrivée de 14,000 personnes supplémentaires, et ce nombre sera doublé jusqu'en 1984.En 1984 le gouvernement israélien procède à une opération de sauvetage en masse, appelée "Opération Moïse" : pendant une période de quelques mois, 8,000 juifs s'envolent de Khartoum (Soudan) vers l'Europe, pour aboutir en Israël. Des informations sur ce sauvetage filtrent dans les médias étrangers en novembre 1985, et par conséquent le président Noumeiri du Soudan met fin à cette opération, craignant les réactions hostiles des pays arabes. Après l'intervention des U.S.A., Noumeri autorise six avions Hercules américains à transporter les Juifs éthiopiens qui se trouvent encore au Soudan. Leur arrivée en Israël fait monter le nombre de ces immigrants a 16,000.


Vers les années 1990   
En décembre 1989, quinze ans après la rupture des relations diplomatiques entre l'Ethiopie and Israël, l'Ambassade d'Israël est rouverte à Addis Abbeba. Avec le renouveau des relations diplomatiques, des contacts sont établis entre les Juifs qui ont quitté l'Ethiopie pour Israël, et ceux qui sont restés dans ce pays. On transmet ainsi aux familles l'instruction de se rendre à Addis Abbeba et de faire une demande auprès de l'ambassade pour être amenés en Israël. Jusqu'à fin1990, entre 16,000 et 17,000 juifs arrivent à Addis Abbeba.En mai 1991, après que le dictateur éthiopien ait fui le pays, le nouveau régime consent à laisser Israël créer un pont aérien, en échange d'un don de quarante millions de dollars. Aussi, le 24 mai 1991, lors de la fête de Shavouoth, 14,000 personnes sont transportées en une nuit vers Israël. Cette action est appelée "Opération Salomon"; elle dure en tout 48 heures, et sept bébés naissent pendant le transport. Après ce sauvetage en masse, 6,000 juifs éthiopiens supplémentaires accomplissent leur alya, mettant fin à l'existence de la communauté juive d'Ehiopie, vieille de 3,000 ans.  
La communauté éthiopienne en Israël   
En tout, 35,000 juifs éthiopiens sont venus s'installer en Israël.L'intégration de cette communauté, différente des autres par leur apparence et leurs coutumes, constitue un enjeu pour le gouvernement et la société israélienne. Un plan est élaboré pour soutenir l'intégration de cette population particulière dans la société israélienne. La vague d'alya initiale (1981-85) s'était produite pendant une période où l'immigration était rare, et elle avait été étalée sur plusieurs années. En 1986, la moitié des immigrants étaient déjà installés dans leurs logements permanents, après avoir reçu un enseignement de l'hébreu et une reconversion professionelle. Ils avaient été dispersés dans 40 villes et villages, avec une préférence pour les régions du centre du pays et la proximité des grandes villes. Par contre, pendant la seconde vague d'alya (1991) les immigrants arrivent pratiquement tous ensemble, en 48 heures, à une époque où le pays doit faire face à l'alya massive en provenance de l'ex-USSR. En 1992, du fait de la pénurie de logement, les immigrants de l'Opération Salomon sont transférés dans des sites de caravanes situés dans diverses régions d'Israël. Mais leur besoin d'un logement permanent est impérieux, et un plan est adopté en mai 1993 pour leur accorder une subvention qui se monte a 85% du prix d'achat d'un appartement, la différence devant être payée par un prêt à remboursement mensuel. Fin 1995, parmi les immigrants éthiopiens qui demeuraient dans les caravanes, 85% avaient trouvé un logement dans 65 localités différentes à travers Israël.
Des programmes scolaires spéciaux ont été élaborés pour les enfants éthiopiens, et les institutions d'enseignement supérieur ont organisé des cours préparatoires pour les étudiants de cette communauté. Tsahal (l'armée) a participé elle aussi à l'intégration des Juifs éthiopiens en proposant des programmes éducatifs. A ce jour, 1,500 immigrants éthiopiens ont servi dans Tsahal, et l'on compte parmi eux 23 officiers, ainsi qu'un nombre toujours croissant de volontaires pour les unités combattantes. En général, le succès de ces deux vagues d'alya se manifeste surtout parmi les jeunes : dans l'armée, les universités et l'éducation en général.
Toutefois, certains domaines de leur intégration restent problématiques :
· Le passage d'une vie rurale traditionnelle à la société urbaine et technologique d'Israël est malaisé, et pour beaucoup, en particulier pour les immigrants âgés, c'est un processus douloureux.
· Comme il est plus facile à la jeune génération de s'intégrer dans une société moderne, cela crée entre eux et leurs parents un fossé qui s'élargit de jour en jour.
· Le processus de transition a provoqué aussi une crise de la direction au sein de la communauté; les plus âgés, qui dirigeaient la communauté juive dans les villages d'Ethiopies, éprouvent des difficultés à conserver ce rôle en Israël.
Certes, d'autres vagues d'alya ont connu les mêmes difficultés, mais celles-ci ont été pratiquement résolues avec le temps. Il faut espérer que les problèmes qu'affrontent aujourd'hui les Juifs éthiopiens suivront une voie similaire, et qu'ils sauront appporter leur contribution particulière à la trame de la société israélienne.

L'alya en provenance de l'U.R.S.S./ de la C.E.I.
Entre 1990 et 1996, plus de 600,000 juifs ont quitté la C.E.I. pour Israël. Les anciens juifs soviétiques constituent maintenant 10% de la population du pays. On ne peut pas vraiment qualifier l'alya des années 90 comme une alya motivée par l'idéologie sioniste. En effet, c'est plutôt entre 1968 et 1973 qu'étaient montés en Israël les militants sionistes et les anciens "refuseniks", ou bien ils étaient venus individuellement, après avoir été libéré des prisons soviétiques (1979-1986). 

Repères historiques
Entre la guerre des six jours et celle du Kipour, le nombre d'immigrants soviétique atteint 100,000. Cette alya connaît un changement radical après la guerre du Kipour : en 1974, Israël rencontre pour la première fois le phénomène de personnes qui "transitent" par Israël. Près de 21,000 juifs obtiennent des visas de sortie d'URSS (pour Israël), mais ils ne sont que 17,000 à réaliser effectivement l'alya. Le restant s'arrête au point de transit de Vienne, attendant de recevoir un visa pour un pays occidental, principalement pour les U.S.A..
Cette tendance est encore plus marquée dans les années suivantes : le nombre de personne "tombant" sur la route vers Israël dans les années 80 est supérieur à celui de ceux qui accomplissent l'alya. En 1987, 90% de ceux qui quittent l'URSS décident de ne pas venir en Israël.  
"Exodus 90"

Pourtant, en 1990, alors qu'on pensait depuis longtemps que l'ère de l'alya en provenance d'Union Soviétique était bien terminée, le tableau change à nouveau, d'une manière totalement inattendue.
Au printemps 1990, les chiffres mensuels de l'alya soviétique atteignent les 10,000, et au milieu de l'année, 50,000 immigrants étaient déjà arrivés en Israël. Pendant les six mois suivants, 135,000 immigrants supplémentaires viennent dans le pays, les avions atterrissant l'un après l'autre, et déversant des centaines de nouveaux arrivants. Leur nombre, pour un seul week-end de décembre est de 5,000 personnes. On compte 185,000 juifs soviétiques parmi les 200,000 immigrants de cette année-là.
Cette arrivée massive en provenance de l'Union Soviétique résulte de plusieurs facteurs :
· la Perestroika et le glasnost sous le gouvernement de Gorbachev;
· la détérioration de l'économie en U.R.S.S.;
· les conflits ethniques et politiques dans les anciennes républiques d'U.R.S.S.;
· les menaces antisémites, voilées et directes;
· les nouvelles limitations à l'immigration imposées par les U.S.A..  

L'intégration des Juifs soviétiquesL'alya en masse des Juifs originaires de l'U.R.S.S., devenue par la suite la Communauté des Etats Indépendant, n'était pas vraiment un phénomène nouveau. Néanmoins, sauf pendant les toutes premières années de son indépendance, Israël n'avait jamais reçu une vague d'alya aussi importante d'un seul coup. Aussi, des problèmes émergent rapidement : problèmes d'emploi, de logement, d'apprentissage de l'hébreu, et par-dessus tout, la transition de leur société d'origine vers la société israélienne, qui est largement occidentalisée.En U.R.S.S., les Juifs occupaient une place disproportionnée dans les professions scientifiques, médicales, et artistiques, excédant de loin leur poucentage dans la population. La vague d'alya depuis 1990 est également caractérisée par une majorité significative d'adultes de niveau universitaire. La contribution qu'ils apportent déjà et apporteront dans le futur à la société israélienne, dans les domaines médicaux, scientifiques, technologiques, et artistique est substantielle. Il reste, cependant, de nombreuses personnes avec des compétences professionnelles spécialisées qui ne sont pas adaptées aux demandes du marché israélien, ce qui les oblige à entreprendre une reconversion. Cela concerne de nombreuses professions, incluant des enseignants, les ingénieurs dans des secteurs spécifiques (trains, mines, eaux et forêts etc.), les techniciens, et tous les secteurs des professions médicales. Ce sont naturellement les immigrants jeunes et dotés d'une formation universitaire, qui se sont intégrés avec le plus de succès. D'autre part, la démarche de ceux qui sont venus des régions occidentales ou européennes de l'ex-Union Soviétique est beaucoup plus aisée que celle des originaires des républiques du sud (Georgie, Bukhara et le Caucase) du point de vue de leur participation au monde du travail, de leur revenus financiers et de leur possibilité de continuer à travailler dans leur profession. Le sionisme et l'alya russes ont été a la source du sionisme moderne pendant les dernières décades du 19ème siècle, sous le règne des tsars. Ils sont réapparus après la guerre des six jours, et les années 70 de ce siècle ont connu l'activisme des refuseniks juifs. Si l'alya des années 90 n'est pas toujours motivée par le sionisme, elle n'en laisse pas moins son empreinte particulière sur la société israélienne, comme l'on fait toutes les vagues d'immigration.








Conclusion
Après avoir parcouru plus d'un siècle d'immigration et, à l'approche du cinquantenaire de l'Etat d'Israël, nous pouvons remarquer que l'alya a été, et continue à être un phénomène remarquable dans le peuple juif, et un facteur qui n'a pas d'équivalent dans l'histoire des migrations modernes. Il a été, et il est encore le but ultime et l'essence du caractère sioniste de l'Etat d'Israël. La boucle est bouclée pour les nombreuses et diverses communautés qui ont été formées, ont prospéré ou ont sombré en Diaspora, et sont revenues former un peuple créatif sur leur propre terre. 



 
Chaque vague d'immigrants a apporté avec elle son vécu, son contexte culturel et ses talents, contribuant ainsi à édifier la mosaïque de la ociété d'Israël et à relever les défis du XXIe siècle.
AnnéesAsieAfriqueEuropeAmérique &Océanie
Total*
1948-1951237,00094,000327,0005,000687,000
1952-196035,000146,000103,00010,000294,000
1961-197049,000151,000139,00045,000384,000
1971-198027,00016,000213,00073,000330,000
1981-198910,00023,00060,00040,000133,000
1990-19968,00036,000686,00027,000757,000
Total366,000466,0001,528,000200,0002,585,000
* Le total pour les années 1948-51 comprend 24 000 immigrants ayant quitté un continent non identifié; les années suivantes, le nombre de ces immigrants est bien moindre.
 


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Jeu 14 Mai - 09:22 (2009)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Israël pour le Messie Jésus-Yeshoua Index du Forum -> Israël pour Yeshoua-Jésus-Israël jésus yeshoua-יְשׁוּע -> Connaître Israël Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | créer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Template zenGarden created by larme d'ange
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com